Comment bien préparer un entretien d’embauche?

Comment bien préparer un entretien d’embauche?

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Vous venez de postuler à l’emploi de vos rêves. Après le difficile exercice du CV et de la lettre de motivation arrive l’étape cruciale de l’entretien d’embauche. De plus, selon le poste convoité, il y a fort à parier qu’une partie au moins se déroule en anglais. Alors, comment bien s’y préparer, tant pour réduire le stress que pour mettre toutes les chances de réussite de son côté ?

Première étape pour préparer son entretien : l’entreprise

Si c’est un cabinet qui gère le recrutement, se renseigner sur l’entreprise peut être difficile. Toutefois, l’offre d’emploi est à étudier avec intérêt, car elle peut regorger d’indices. À défaut, il faudra se contenter de cette seule source d’informations pour assurer la réussite de son entretien d’embauche et cette première étape ne s’appliquera pas complètement. En revanche, si l’entreprise recrute directement, ce sera plus facile.

Quelle est son histoire ?

Commencez par visiter le site internet de l’entreprise si elle en possède un. Imprégnez-vous de son histoire et apprenez-en les dates et étapes clés. Si c’est une PME familiale ou au contraire un grand groupe marqué par différents rachats, sachez en parler.

Quelles sont ses valeurs ?

La plupart des entreprises mettent leurs valeurs en avant sur leur site internet. Retenez-les et analysez-les pour bien les comprendre. Parfois, elles ne seront pas clairement indiquées, il sera donc nécessaire de les déduire des différents textes présentés.

Quelles sont ses activités ?

Que vend l’entreprise : des produits ou des services ? Lesquels ? Dans quel(s) domaine(s) ? Sur quel(s) territoire(s) ? Il est impensable de se rendre à un entretien d’embauche sans maîtriser le cœur de métier de l’entreprise. Si vous y connaissez un collaborateur, n’hésitez pas à le questionner. Allez plus loin en étudiant ce secteur d’activités, retenez-en quelques chiffres.

Si le poste que vous convoitez est de niveau cadre, il est important également de maîtriser quelques données clés, notamment son chiffre d’affaires. Demandez-vous par ailleurs où se trouvent ses différentes implantations.

Comment se démarque-t-elle de la concurrence ?

Toute entreprise fait face à des concurrents. Essayez d’identifier les principaux et comparez leurs offres, atouts et faiblesses. Vous pourrez alors en déduire comment se démarque l’entreprise auprès de laquelle vous postulez : une technologie brevetée, un processus particulier, une innovation, des certifications…

Deuxième étape : repérer les liens entre le poste convoité et votre CV pour vous entraîner à l’entretien d’embauche

Vous avez été convié à passer un entretien. Cela signifie que votre CV et vos motivations ont été appréciés à leur juste valeur. Il ne vous reste plus qu’à transformer l’essai !

Quelles expériences passées mettre en avant ?

Vous aviez déjà normalement fait le tri dans votre CV. Nul besoin en effet d’épiloguer sur les expériences et connaissances qui n’ont aucun rapport avec l’emploi postulé. En revanche, il faut mettre l’accent sur celles qui y sont liées, même de façon indirecte.

Lors de votre préparation à l’entretien d’embauche, triez-les et classez-les. Ne vous contentez pas de les énumérer. Vous devez également expliquer en quoi elles vous seront utiles dans ce nouveau poste. Le recruteur appréciera votre capacité à prendre du recul et à analyser.

En tout état de cause, évitez les zones d’ombre. Le recruteur les a déjà remarquées et il vous interrogera à leur sujet. Autant les anticiper, cela ne sera que mieux perçu !

Compiler ses atouts et expliquer en quoi ils sont compatibles avec le poste

Comme suite logique à votre savoir-faire, faites le point sur vos atouts personnels. Ils peuvent être intrinsèques ou issus de vos activités extra-professionnelles ou d’un projet mené à terme, par exemple. Dans tous les cas, chaque atout mis en avant doit être pertinent vis-à-vis du poste convoité.

Utiliser ses faiblesses comme des atouts, ne pas les ignorer

Ne faites pas fi de vos faiblesses, mais exploitez-les au contraire comme des atouts. Expliquez en quoi vos échecs et vos doutes passés vous ont permis de surmonter certaines épreuves et en quoi elles vous seront utiles dans l’emploi auquel vous postulez.

Troisième étape : se préparer à la prise de parole lors de l’entretien de recrutement

Prendre la parole peut se révéler difficile pour la plupart d’entre vous. Même les plus avertis peuvent avoir le « trac » avant un entretien d’embauche. S’il n’y a pas de recette miracle pour effacer ce stress, une excellente préparation en amont permettra de l’atténuer et d’accroître votre confiance en vous-même.

Prévoir une liste de questions à poser au recruteur

En règle générale, la fin de l’entretien se caractérise par cette interrogation du recruteur à votre égard : « avez-vous des questions ? » Même si certaines d’entre elles ont pu être déduites de l’échange durant l’entretien, que vous aurez donc pris soin de noter, certaines doivent être anticipées. Préparez-les et posez-les à ce moment-là. Attention toutefois à certains pièges.

En règle générale, l’employeur utilise cette occasion pour vérifier vos motivations pour le poste. En toute rigueur, posez les questions auxquelles vous n’aviez pas trouvé de réponse lors de la préparation de l’entretien. Elles peuvent porter sur les valeurs de l’entreprise, sur ses clients, sur le type de management, sur la suite du processus de recrutement.

En revanche, il y a des questions que vous ne devez surtout pas poser : celles ayant trait à la rémunération, aux avantages sociaux, aux horaires de travail, à l’ambiance, aux congés ou à l’évolution interne. Elles seraient perçues comme un manque de motivation pour le poste, mais davantage comme un intérêt évident pour les avantages qu’il procure.

Anticiper les questions du recruteur ainsi que les réponses à leur apporter

Outre les questions sur vos compétences, le recruteur pourra vous demander de détailler votre poste actuel, ce que vous attendez de celui postulé, ce qui est le plus important dans votre travail, comment vous êtes perçu par vos collègues et votre hiérarchie… Pour ne pas être décontenancé, préparez les réponses à l’avance.

Ne pas négliger le langage non verbal et para-verbal

Ce que vous dites lors de votre entretien d’embauche est important mais… ne négligez pas le langage non-verbal et para-verbal. Votre recruteur est expérimenté, il sait l’interpréter. Aussi, restez calme, ne bougez pas outre-mesure lorsque vous vous exprimez. Ne restez pas immobile non plus ; il faut trouver le juste équilibre, celui qui montrera que vous êtes à l’aise. Par ailleurs, gardez le contrôle de votre intonation de voix et de votre respiration et jouez avec les blancs de façon réfléchie. Leur absence suppose un débit de parole trop élevé et donc du stress, leur prédominance dénonce un manque de confiance en soi.

Cas particulier d’un entretien d’embauche susceptible de se dérouler en anglais

Le poste proposé a une portée internationale ou suppose des contacts fréquents avec des clients ou des fournisseurs anglophones ? Nul doute que vos compétences en anglais seront un atout majeur dans votre candidature. De ce fait, il y a de fortes chances que l’entretien se déroule pour tout ou partie en anglais. Voici quelques conseils, qui peuvent être complétés avantageusement par des séances d’interview coaching si l’enjeu le justifie.

Préparer les questions et réponses précédentes en version anglaise

Les conseils prodigués dans cet article sont valables pour un entretien qui se déroulerait en partie en anglais. La différence est qu’il est fortement recommandé de les préparer dans cette langue. Soyez prêt à comprendre les questions posées et à y répondre, en soignant votre accent et votre vocabulaire.

Savoir se présenter en anglais

S’il est un exercice dont sont friands les recruteurs pour un entretien d’embauche en anglais, c’est la présentation de soi et de son parcours. Sachez vous mettre en avant, expliquer votre parcours, montrer et justifier vos qualités, et exploiter positivement vos faiblesses. En clair, faites comme expliqué précédemment, mais en anglais. Pour faire la meilleure impression possible, soignez donc votre préparation en amont et utilisez des termes professionnels, pourquoi pas un anglais des affaires si le poste le permet.

Révisez le vocabulaire relatif aux activités de l’entreprise

Bien sûr, si l’entretien d’embauche se déroule en anglais dans son intégralité, vous allez être amené à échanger avec le recruteur sur l’entreprise, ses activités, le poste proposé… Connaître l’anglais dans un domaine professionnel spécifique n’est pas forcément évident, il sera donc certainement nécessaire d’étudier le vocabulaire métier associé en vue de l’entretien. Grâce à Internet, vous pourrez l’anticiper en trouvant les termes et expressions qui vous permettront d’être à l’aise durant votre discussion. N’hésitez pas non plus à solliciter des échanges en anglais avec des professionnels du secteur si vous en connaissez. Dans le processus de recrutement, vous vous assurerez alors une position privilégiée.

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